Le jour où James Bond n’a pas sauvé le monde et où Erwan Larher s’est trouvé au mauvais endroit au mauvais moment.

Je me souviens du moment précis où j’ai appris que l’on pouvait mourir dans une salle de concert. C’était il y a presque deux ans. J’étais sur le port de La Rochelle avec Fany. Il était autour de minuit, on sortait du ciné, on venait de voir 007 Spectre. James Bond avait pourtant sauvé le monde. Nos téléphones crépitaient d’alertes et de messages.

Je me rappelle m’être demandée si Eagles chantait encore Hotel California. Et puis, j’ai regardé le programme de la soirée sur le site internet du Bataclan pour savoir qui était en première partie : j’avais dans l’idée d’évaluer le risque de connaitre quelqu’un dans la salle. Je me souviens m’être dit que les journalistes racontaient vraiment n’importe quoi : c’était pas Eagles, c’est Eagles of death metal.

Je me rappelle des avis de recherche qui se multipliaient sur Facebook, de l’angoisse d’y voir apparaitre un nom ou un visage connus, des bonnes et des mauvaises nouvelles qui ont suivi.

C’est étrange comme Facebook est devenu le centre d’un monde… D’ailleurs, c’est une partie de ce monde que raconte le roman d’Erwan Larher.

C’est justement sur Facebook que j’ai découvert ce livre, dont le titre vaut à lui seul le détour : Le livre que je ne voulais pas écrire. On est fin juillet et ça fait 49 jours que je suis coincée chez moi après m’être bêtement abimé les deux pieds. J’habite au troisième étage sans ascenseur, je suis en fauteuil roulant et je n’ai pas la télé. Autant dire que je bénis Mark Zuckerberg plusieurs fois par jour. Ce jour-là, Denis Robert, journaliste et écrivain, poste un selfie sur son mur : il brandit un livre sur lequel sont dessinées des santiags bleues. La légende de la photo évoque le livre. Elle est à la fois très élogieuse et très drôle. Denis Robert y parle de son zob. Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais ce post retient mon attention. J’ai pourtant arrêté la morphine depuis quelques jours.

Un mois plus tard, Le livre que je ne voulais pas écrire réapparait sur mon fil d’actualité grâce à Jacky. Jacky est libraire à La Rochelle, il écrit aussi bien qu’il lit et il a le chic pour te donner envie de lire chaque bouquin qu’il chronique. En plus, il annonce qu’il va recevoir Erwan Larher dans sa librairie fin novembre (*) et (**).

A la suite d’échanges virtuels débridés à caractère humoristique, Bérengère, ma presque jumelle, décide de m’offrir le livre pour mon anniversaire.

Deux jours de lecture plus tard (dont une nuit de 22h à 6h du matin), le livre qu’Erwan ne voulait pas écrire est définitivement entré dans ma vie. J’irai même jusqu’à dire qu’il l’a un peu changée.  En fait, je n’ai pas envie de te raconter le contenu de cet objet plus que littéraire… Mais j’aimerais quand même que tu le lises ! Pour te convaincre, je peux te dire que ce bouquin est brillamment écrit, qu’il est drôle et sensible et qu’il parle de ce qui compte dans une vie.  Erwan Larher réussit même à mettre de l’humour, de la légèreté et de la tendresse dans ce putain de monde de brutes.

Mon chapitre préféré, c’est le 21.

Ma phrase préférée est à la page 178 : «- Monsieur Larher, fait Francesco en levant un doigt, l’air faussement docte, avec son accent italien si prononcé, soyez bien sûr d’une chose : le caca finit toujours par gagner.»

Ah oui, j’oubliais : Erwan Larher est allé écouter Eagles of death metal le 13 novembre 2015. Il s’est trouvé au mauvais endroit au mauvais moment. Le livre parle de ça aussi.

Si tu veux en savoir un peu plus sur ce livre et son auteur…

Tu peux cliquer ici et lire l’article et l’interview réalisés par François Alquier pour ses excellentes chroniques de Mandor.

(*) Si tu es vers La Rochelle (et si le 29 novembre 2017 n’est pas encore passé quand tu liras ces lignes), va donc rencontrer Erwan Larher chez Calligrammes à 19h. Après, tu pourras même aller boire des coups chez l’amie Hortense (Chez Hortense c’est ici) car mon petit doigt me dit que les sus-nommés Erwan, Jacky et Bérengère y passeront un bout de la nuit.

(**) Si tu es vers Rennes (et si le 23 novembre n’est pas passé), tu peux aussi aller voir l’auteur en chair et os à la librairie La Nuit des temps. Par contre, je n’ai pas encore d’indice sur le lieu de la beuverie qui suivra, désolée.

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