Tentative de chronologie francofolle – Jour 3/5

Vendredi 12  juillet 2019

11h30 – Gare de La Rochelle

A la faveur d’une information glanée la veille de façon impromptue et (très) nocturne, je me retrouve ce matin dans le buffet de la gare en train de répéter ce refrain mystérieux : ♫ It’s coming up right now, can’t you see it ? It’s coming up now ♫

Sept de mes amis, prévenus par sms à 3h30 du matin m’accompagnent (c’est beau l’amitié quand même). Avec quelques autres kamikazes de la corde vocale, nous nous apprêtons à chanter avec Catastrophe, un des plus fabuleux collectifs d’artistes que l’on puisse trouver sur le marché ces temps-ci. Pendant 3 jours, Le groupe Catastrophe est chargé par les Francofolies d’accueillir les voyageurs à l’arrivée des TGV de 12h19 et 15h15.

Après une petite demi-heure de répétitions, nous voilà positionnés sur le parvis de la gare pour une prestation « glorifiante » (ceux qui y étaient comprendront l’allusion… les autres n’avaient qu’à être là). Ce sera un des plus grands moments de mes Francos 2019 et on s’en souviendra longtemps dans les chaumières. L’ami Nico était fort heureusement là pour immortaliser le moment (merci Nico !) :

Si tu ne les connais pas, sache que Catastrophe est à voir sur scène ABSOLUMENT. C’est un collectif qui respire l’intelligence absolue, la gourmandise vitale et l’énergie positive. Ensemble, ils disent, chantent et dansent joyeusement, des vérités essentielles sur notre vie (courte) dans ce monde (torturé).

L’accueil sur le parvis est suivi du concert de Catastrophe au Comptoir des Francofolies (le buffet de la gare). L’auditoire mêle les connaisseurs déjà conquis et les voyageurs surpris, en partance ou à destination. C’est simplement beau.

14h – Café Pollen

Baptiste W. Hamon est en show-case au Café Pollen. Il présente son nouvel album et ça fait bien plaisir de le retrouver ici, à deux pas du Chantier des Francos où on a fait sa connaissance il y a quelques années. Il est accompagné d’un autre Baptiste (Dosdat) et sera rejoint par Alma Forrer (dont je t’ai parlé dans l’épisode d’hier) pour un très beau duo issu de son premier album. La version clip est ici :

15h – Théâtre Verdière

C’est le moment de retrouver Hervé. Je t’ai déjà dit hier tout le bien que je pensais de cet artiste et je ne me répèterai donc pas. Mais tu peux cliquer ici en cas de trou de mémoire

Je rajouterai juste qu’Hervé a réussi ce vendredi là un exploit notable : faire lever le public du Théâtre Verdière dès sa 2ème chanson ! Il n’est que 15h10 et le public danse comme dans la chaleur et l’anonymat de la nuit. Impossible de résister au talent rageur et ravageur de cet Hervé-là. Et on prend les paris : ce n’est qu’un début !

16h – Le concert de Roni Alter a pris du retard

Ça tombe bien, j’avais besoin d’un créneau pour aller fureter du côté de la Maison des Francofolies où les deux valeureux Baptiste sus-cités (W. Hamon et Dosdat) animent un atelier d’écriture de chansons. Défi de taille : écrire une chanson sur La Rochelle et en composer la musique en trois heures avec une vingtaine de personnes d’âges (à vue de nez entre 14 et 65 ans !) et d’horizons très différents. Mission réussie pour les deux Baptiste(s), la chanson sera chantée et enregistrée à 18h !

16h45 – Salle Bleue

Le concert de Roni Alter débute. Je ne peux malheureusement en voir que quelques titres mais c’est vraiment très beau et ça donne très envie de retourner la voir sur scène à la première occasion. Le retard pris dans cette salle pour des raisons techniques me fait aussi rater la quasi-totalité du concert de Hugh Coltman, dont je ne verrai que les deux premières chansons. C’est bien dommage car mes oreilles se faisaient une joie de réentendre sa voix (et mes yeux avouent un certain plaisir à admirer sa plastique… Mais je m’égare.).

18h – Salle Verdière

Silly Boy Blue entre sur scène. C’est magnifique comme toujours. Le projet musical est sans faille et la demoiselle très attachante. Le concert est un concentré de beautés multiples. L’écriture de certaines chansons s’est achevée pendant la première session au Chantier des Francos au cœur de l’hiver dernier. L’une d’elles est d’ailleurs intitulée Lantern, en hommage à la tour rochelaise du même nom où elle est née. Le jury des Inouïs de Bourges ne s’est décidément vraiment pas trompé en décernant son prix 2019 à cette toute jeune, mais déjà très belle, artiste.

19h30 – Café Pollen

Raphaël Gattari et son groupe jouent leurs morceaux devant les pros (et le buffet de l’apéro). Une position jamais facile, qu’ils gèrent brillamment, avec la fausse nonchalance qui les caractérise.  Ils ont fait une première session cette année au Chantier des Francos et ils y reviendront l’année prochaine. Le projet tient déjà bien la route et on se demande presque ce qu’une seconde année pourrait leur apporter. On fait néanmoins une totale confiance aux contributeurs du Chantier et on attend la suite avec impatience. Tu peux en apprendre un peu plus sur lui en lisant ça.

20h15 : Grande Scène

Je découvre Aya Nakamura. Tu n’es pas obligé de me croire mais sache que je n’avais jamais entendu parler d’elle avant de lire son nom sur la programmation des Francofolies. Je n’avais pas non plus entendu la moindre de ses chansons avant ce 12 juillet à 20h15. Mais, comme tu le sais sans doute déjà, je vis dans un monde presque parallèle (sans télé ni four micro-ondes). Je garderai de ce concert le bonheur d’y voir une jeunesse plus colorée que d’habitude et le frisson d’entendre 15 000 personnes chanter à l’unisson. Et puis cette phrase à méditer, lancée par Aya en fin de concert : « Je ne suis ni une caricature, ni un exemple ».

Je reste sur place pour écouter Lomepal. Lui aussi a fait le Chantier des Francos. Mais j’avoue qu’il ne m’avait pas trop marquée à l’époque. Je me souviens seulement qu’il avait Caballero comme partenaire de scène et que je m’étais dit que ce Caballero irait loin ! Je ne m’étais pas tout à fait trompée… mais j’étais loin de miser sur Lomepal ! j’ai changé d’avis depuis et j’avoue que ses chansons captent souvent mon oreille quand elles passent à la radio. Je l’apprécie aussi sur scène. C’est la 3ème fois que je le vois et la ferveur qu’il déclenche chez les jeunes est assez touchante.

21h20 : Grande Scène toujours

Je ne bouge pas, j’attends Di#se.  Ce charmant garçon de 17 ans m’a chamboulée cet hiver lorsque je l’ai découvert aux sélections bretonnes des Inouis de Bourges. Depuis, il a non seulement gagné la dite sélection bretonne mais aussi le prix des Inouïs à Bourges et une sélection au Chantier des Francos. Désiré porte parfaitement son nom. J’ai eu la chance de passer du temps avec lui et de l’interviewer il y a quelques mois (tu peux le retrouver ici). Et quand je l’ai croisé par hasard dans la rue cet après-midi avant son concert francofou, il s’est précipité sur moi pour me faire des bisous. Je n’en suis pas encore remise ! Non seulement ce garçon est talentueux et charmant mais en plus il a de la mémoire !

Sur la grande scène ce soir, entre Lomepal et IAM (excusez du peu !), Di#se casse la baraque !

Le public le suit comme s’il le connaissait déjà.  Les professionnels en restent pantois. L’avenir est à lui.

C’est IAM qui entre ensuite en scène.

Un groupe quasi-mythique dans mon panthéon personnel. Les grands-pères toujours vifs du rap français. Au final, je serai un peu déçue par cette version avec orchestre symphonique dont j’attendais beaucoup… Le souci c’est que je n’ai quasiment pas entendu les instruments ! A ce détail près, IAM reste IAM.

Quelque part entre minuit et 3 heures du matin au Café Pollen…

Je serre la main d’un ministre un peu pompette. C’est assez rigolo. Merci les Francos !

Si tu es tombé là par hasard, sache que tu peux lire l’épisode 1/5 ici et l’épisode 2/5 là
Quand à l’épisode 4/5, il est par là !

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4 commentaires sur “Tentative de chronologie francofolle – Jour 3/5

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