TERRIER, entre mélancolie et bob culture.

Il y a quelques jours, TERRIER dévoilait Rue des Pervenches.  Un titre qui évoque sa bande de copains, son adolescence et les virées nocturnes qui vont avec. Le clip, tourné sur ses terres vendéennes, lui a d’ailleurs valu les honneurs du journal L’Équipe (la preuve ici). Une vraie consécration pour ce passionné de ballon rond qui porte souvent le maillot en guise de tenue de scène.

Aussi étonnant que cela puisse paraitre, la première fois que notre chemin a croisé celui de TERRIER, c’était dans un petit cloitre, sous des arcades du 18ème siècle.

Cette découverte eut lieu à l’été 2020 dans le minuscule jardin secret d’une chapelle rochelaise, au détour d’une balade chantée. D’ailleurs, on t’en avait déjà parlé : ici !

Équipé de son maillot de foot, de sa guitare électrique et de son bob légendaire, TERRIER présentait quelques chansons en format quasi acoustique devant une quarantaine de spectateurs non avertis. C’est donc dans cette ambiance décalée, feutrée et intimiste, que l’on a découvert ses premières chansons, dont Traversée Punk et Tourniquet.

Quelques mois plus tard, nous avons retrouvé TERRIER dans la loge du Chantier des Francofolies et nous lui avons demandé de brosser son autoportrait et de présenter son univers (mille excuses pour le souffle dans le son !) :

Ce qui nous avait le plus étonné la première fois, c’était le contraste entre le physique presque enfantin du garçon et sa voix éraillée aux intonations graves et caverneuses.

Ce mélange presque paradoxal se retrouve d’ailleurs dans le pseudonyme que David s’est choisi.

Son TERRIER nous évoque en effet autant le refuge sombre et clos de l’animal, que les aventures de Harry Potter !

David vient tout juste de dépasser le quart de siècle mais il a déjà un solide bagage de musicien, notamment à travers les nombreuses musiques qu’il a produites pour des séries, des films ou des publicités.

Son univers d’auteur est fait de textes libres, incisifs et bruts, sans contraintes formelles ni rimes forcées. Il y raconte l’enfance, la jeunesse, les amours, le côté sombre de la force et la mélancolie au quotidien. Son propos a quelque chose de frontal, de spontané et d’instinctif.

Ses chansons sont au carrefour des musiques urbaines, du post-punk, du slam, de la pop et de la chanson française.

Difficile à catégoriser, il est à la fois très actuel et proche des grands classiques. Il y a quelque chose de Brel en TERRIER. Un Brel en bob. Et quelque chose de Rimbaud aussi. Un Rimbaud en maillot de foot.

Déjà bien repéré par les professionnels de la musique, il était présent aux Bars en Trans, aux Inouïs du Printemps de Bourges, au Prix Chorus, et bien sûr, au Chantier des Francos. Très apprécié par les amateurs de projets singuliers, TERRIER a donc l’avenir devant lui. D’ailleurs son premier EP, qui sort le 14 mai 2021, s’appellera Naissance. Le plus joli titre qui soit ! Et on a vraiment hâte de voir la suite !

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