La Machine À Remonter Les Tympans de Foé

C’est à La Rochelle, en février, lors de sa première session au Chantier des Francos (un jour je te raconterai ce qu’est ce Chantier enchanté qui fête ses 20 ans cette année) que Foé a bien voulu se prêter au jeu de ma Machine À Remonter Les Tympans.

Photo Justin Giboreau

Et voici le résultat, entre Bach, AC/DC, Booba et Charlotte Gainsbourg !

 

Parce que je sais qu’il y a quelques flemmasses parmi toi, je te mets les liens des morceaux évoqués par Foé à la fin de cet article. Et j’en profite pour le remercier publiquement d’avoir si gentiment accepté de faire cette vidéo, captée de façon impromptue et acrobatique, juste à sa sortie de scène, dans la loge collective du Chantier ! D’ailleurs, tu peux aussi y voir un peu de pub subliminale pour Radio Collège, 95.9 à La Rochelle.

Mais revenons à l’adorable Foé…

Si tu fais partie des gens (de plus en plus rares) qui ne le connaissent pas encore, sache qu’il a 21 ans, qu’il se prénomme Nicolas, qu’il a fait sa scolarité au collège et au lycée Bellevue à Toulouse (c’est peut-être un détail pour vous mais pour moi ça veut dire beaucoup…) et qu’il est titulaire d’un diplôme de l’IUT Paul Sabatier (c’est peut-être un détail pour vous mais pour moi ça veut dire beaucoup bis). De Toulouse, il a ce bel accent qui lui donne parfois des intonations de Nougaro. Et de Nougaro, il a l’amour de la chanson et des mots mais aussi la voix grave et profonde et ce léger roulement de r propre au sud-ouest toulousain.

Ces choses fondamentalement superficielles étant posées, sache surtout que Foé est avant tout un jeune artiste incroyablement bourré de talent(s) et pleinement ancré dans 2018 : les thèmes qu’il aborde et les musiques qu’il compose en sont la preuve. Basées sur un savant mélange de pop, d’électro et de hip-hop avec une pincée de classique, ses chansons sont d’une grande originalité dans le paysage chanté actuel, toutes à la fois ultra-modernes et joliment surannées.

Foé a quelque chose d’absolument intemporel avec un univers très personnel qui fait de lui un artiste rare et singulier.

Je te laisse aller farfouiller dans les recoins d’internet ou de ton magasin de disques préféré (ça existe encore !) pour découvrir les chansons de « Îl ». Titre d’album parfaitement trouvé pour naviguer entre les onze chansons de ce premier opus sorti fin avril chez Tôt ou Tard. Pour ton information, Tôt ou Tard c’est le label qui accompagne Dick Annegarn, Mathieu Boogaerts, Vincent Delerm, Thomas Fersen, L (Raphaële Lannadère), Yaël Naim, Odezenne, Shaka Ponk, Albin de La Simone, Vianney, … Alors disons que c’est un label qui sait un peu ce qu’il fait !

Pour te mettre en appétit auditif et visuel, tu peux commencer ta découverte de l’Îl de Foé avec ce clip, là juste au dessous… Il y en a d’autres sur la grande toile mais j’ai une tendresse particulière pour celui-ci car il est tourné à la piscine Nakache de Toulouse (c’est peut-être un détail pour vous mais pour moi ça veut dire beaucoup ter).

Évidemment la seule vraie bonne manière de découvrir Foé, c’est d’aller le voir sur scène !

Et ça tombe bien, son prochain concert est annoncé le 8 juin à 20h30 au Chantier des Francos de La Rochelle. Il y aura aussi Voyou et Aloïse Sauvage (qui sont tout aussi choupinous que Foé… D’ailleurs je t’ai déjà parlé d’Aloïse là !)… Bref, si tu n’es pas trop loin vendredi prochain, c’est une soirée à ne rater sous aucune prétexte ! Foé sera ensuite, dès le lendemain, à Paris pour un petit Bercy (aka AccorHotels Arena) en première partie de Vianney. Puis il explorera les festivals de l’été… à commencer par les Francofolies le 11 juillet ! Toutes ses dates de concert sont à retrouver ici.

De mon côté, après l’avoir découvert cet hiver à La Rochelle, je l’ai revu au Printemps de Bourges. J’avoue avoir été rapidement captée par ce qu’il respire de jeunesse, d’évidence et de simplicité (et c’était avant de me rendre compte qu’on avait beaucoup de points communs !). Ce que Foé donne à voir (et à entendre) c’est un mélange de fraicheur et de maturité, de réserve et de puissance, de force et de sobriété. Il touche par ce qu’il crée autant que par ce qu’il est. La marque des grands, assurément !

Pour finir, et comme promis, voici donc les repères spatio-temporels de La Machine À Remonter Les Tympans de Foé. Une sélection pour le moins éclectique !

Prélude de la suite n°1 de Bach par le grand M. Rostropovitch:

The sound of silence, un échantillon de Simon & Garfunkel parmi tant de possibles :

Et, ne reculant devant aucun contraste, on passe illico à AC/DC :

Et on enchaine avec Daft Punk…

Booba !

Incroyablement suivi de Charlotte Gainsbourg :

Juliette Armanet…

Kendrick Lamar…

Et la chanson-doudou par Alt-J !

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2 commentaires sur “La Machine À Remonter Les Tympans de Foé

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